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Rencontres Latines - 2018                                                                                                    avec le soutien

                                                                                                                                 


La 33e édition des "Rencontres latines – Concours de version latine "Marius Lavency" - s'est déroulée le mercredi 28 février 2018 de 09h00 à 13h00 à l'Université Saint-Louis Boulevard du Jardin botanique, 43 à 1000 Bruxelles, Belgique. Ce concours  est destiné aux élèves de 6e option latin.
Près de 560 élèves  de 6e de l'enseignement libre francophone et germanophone ont répondu à l'appel.
Bravo à tous les participants !

Université Saint-Louis de Bruxelles :                                                                                                                Pour s'y rendre  :
http://www.usaintLouis.be                                                                                  http://www.usaintlouis.be/sl/731.html 


Documents à télécharger en version imprimable. Les documents 3 et 4 sont à renvoyer dactylographiés comme indiqué dans le document 2 adressé aux Professeurs.

1er envoi (pour 1 & 2 cliquez ici  / pour 3 cliquez ici  et pour 4 cliquez ici)
  1. Invitation adressée aux directions des établissements d'enseignement secondaire de l'enseignement libre francophone et germanophone
  2. Invitation aux professeurs de langues anciennes
  3. Bulletin d'inscription des élèves
  4. Bulletin d'inscription des professeurs (contact, surveillant et correcteur)
  5. Règlement (cliquez ici)
2ème envoi
  • Détails de la journée du mercredi 28 février  2018 (cliquez ici)
  • Détails des activités de l'après-midi (Cliquez ici)

Présentation du concours et Programme de la journée
Texte de la version
Traduction de la version
Résultats
Organisateurs, comité scientifique, comité d'honneur
Allocution du Président des "Rencontres latines"
Donateurs

Présentation du concours et Programme de la journée

L'objectif principal du concours, destiné aux élèves de 6ème option latin, est de permettre à de jeunes latinistes de tous horizons de se rencontrer autour d'un texte de Cicéron. Leur défi : traduire ce texte ! Dans cette optique, tout élève vraiment motivé est le bienvenu. Le concours permettra en outre de sélectionner les participants au concours international de version latine à Arpino (Italie).

dès 9h : accueil des participants
10h : début de la version (extrait d'une œuvre de Cicéron ; grammaire, dictionnaire OU lexique autorisés;
            pas de notes de cours)
13h : fin du concours - début des corrections
14h30 : activités pour les élèves
16h30 : correction collective pour les élèves
17h30 : proclamation des résultats

(sommaire)

Texte de la version

L’enthousiasme d’un jeune pour un aîné

En 44, Cicéron rédige le ‘De senectute’, où il met en scène l’illustre censeur Caton l’Ancien (234-149). Ce dernier évoque l’admiration qu’il portait à Quintus Fabius Maximus (275-203), acteur important de la 2me guerre punique : c’est lui notamment qui, en 209, reprit Tarente alors occupée par Hannibal.
 

Ego Q. Maximum, eum qui Tarentum recepit, senem adulescens ita dilexi ut aequalem : erat enim in illo uiro comitate condita grauitas, nec senectus mores mutauerat. (…)

Hic et bella gerebat ut adulescens, cum plane grandis esset, et Hannibalem iuueniliter exsultantem patientiā suā molliebat. (…)  Tarentum uero quā uigilantiā, quo consilio recepit ! Cum quidem me audiente Salinatori, qui, omisso oppido, fuerat in arce, glorianti atque ita dicenti : « Meā operā, Q. Fabi, Tarentum recepisti ! » – « Certe », inquit ridens, « nam nisi tu amisisses, numquam recepissem ». (…)

Nec ille in luce modo atque in oculis ciuium magnus, sed intus domique praestantior [erat] : qui sermo, quae praecepta, quanta notitia antiquitatis, scientia iuris ! Multae etiam litterae : omnia memoriā tenebat (…). Cuius sermone ita cupide fruebar quasi diuinarem, illo exstincto, fore, unde discerem, neminem.

 Cicéron, de Senectute, IV, 10, 11, 12

 

 Vocabulaire :

ligne 1 :  ut aequalem : « comme un compagnon d’âge »
l. 2 :  comitas, atis, f. : la bonté, la bienveillance ; condire, io, ii, itum :  assaisonner
l. 3 :  plane grandis : « très avancé en âge »
l. 4 :  mollire, io : adoucir, attendrir, dompter ;  ici : « tenir en échec »
l. 4 et 9 :  qui, quae, quod, adj. exclamatif : quel !
l. 5 :  Cum quidem : « Et précisément à ce moment »
l. 5 :  Salinator, oris, m. :  consul qui aurait perdu la ville basse de Tarente en 213.
l. 8 :  nec… modo…, sed [etiam] ;   intus, adv. :  à l’intérieur
l.
8 :  praestans, praestantis :  remarquable, éminent ; notitia, ae, f. : la connaissance
l. 10 :  frui, fruor, fructus sum + abl. :  jouir de
l. 10 :  quasi + subj. :  comme si ; fore = futurum esse ; unde = a quo

(sommaire)

Traduction de la version

Traduction du   lauréat  Clément GAUFRÈS, Collège Saint-Pierre à Jette


En ma jeunesse, j’ai estimé comme un compagnon d’âge  un vieillard, Q. Maximus, celui qui reprit Tarente ; en effet cet homme était habité  par une dignité empreinte de bienveillance, et la vieillesse n’avait pas altéré son caractère. (…) A la fois il faisait la guerre comme un jeune homme bien qu’il fût d’un âge avancé, et il tenait en échec du fait de sa longanimité, Hannibal enorgueilli de son jeune âge (…) Quant à Tarente, avec quelle vigilance et quelle volonté la reprit-il ! Au moment précis où j’écoutais Salinator –lui qui, après avoir abandonné la ville, se retrouvait à nouveau dans la forteresse, se glorifier et affirmer : « C’est grâce à moi, Q. Fabius, que tu as repris Tarente ! », ce dernier dit en souriant : « Sans doute, car si tu ne l’avais perdue, je ne l’aurais jamais reprise. »
Non seulement il était grand de façon manifeste et au vu des citoyens, mais il était encore plus remarquable intérieurement et dans son intimité : quelles étaient sa conversation, ses leçons, combien vaste était sa connaissance de l’antiquité et du droit ! De plus, ses savoirs étaient nombreux : il les conservait tous de mémoire (…). Je jouissais ainsi passionnément de sa discussion, comme si je présageais qu’après sa mort, il n’existerait plus personne de qui je sois instruit.

Traduction de Pierre Wuilleumier, Les Belles Lettres, Classiques en poche, 2003  ( Budé, 1940)  

Pour moi, Q. Maximus, celui qui reprit Tarente, je l’ai aimé, vieillard, dans ma jeunesse, comme un compagnon d’âge ; il y avait en cet homme une gravité assaisonnée de courtoisie, et la vieillesse n’avait pas modifié son caractère. (…) Il savait à la fois mener la guerre comme un adolescent malgré son grand âge et amortir par son endurance la fougue juvénile d’Hannibal. (…) Et dans la reprise de Tarente, quelle vigilance, quelle habileté ! J’entendis alors Salinator, qui, après avoir perdu la ville, s’était maintenu dans la citadelle, se vanter en ces termes : « C’est grâce à moi, Q. Fabius, que tu as repris Tarente » et Fabius lui répondre en souriant : « Assurément, car si toi, tu ne l’avais pas perdue, jamais je ne l’aurais reprise. »
Et cet homme ne montrait pas seulement sa grandeur en plein jour, aux yeux de ses concitoyens ; il était encore plus éminent à l’intérieur, dans sa maison : quelle conversation, quels préceptes, quelle connaissance de l’antiquité, quelle science du droit (augural) ! Il était même très lettré (pour un Romain) : il gardait dans sa mémoire toute l’histoire (non seulement nationale, mais encore étrangère). Je jouissais avidement de sa conversation, comme si je devinais déjà  (ce qui s’est réalisé) que, après sa mort, je n’aurais plus de maître.

 Traduction de Charles Appuhn, Garnier, 1933  (<  Itinera Electronica) )

Pour moi, tout jeune, j'ai aimé un vieillard, Quintus Maximus, celui qui reprit Tarente, comme on aime un contemporain. Il y avait en lui un sérieux tempéré d'affabilité et la vieillesse n'avait pas changé son caractère : ….Cet homme, âgé déjà, faisait la guerre avec la vigueur de la jeunesse et sa patience eut raison peu à peu de la fouge juvénile d'Hannibal. …. De quelle vigilance, de quelle habileté réfléchie il a fait preuve dans la prise de Tarente ! J'ai entendu Salinator qui, après la perte de la ville, s'était réfugié dans la citadelle, lui dire, tout glorieux : « C'est grâce à moi, Fabius, que tu as repris Tarente. » « Certes, répondit Fabius en riant, si tu n'avais perdu cette ville jamais je ne l'aurais reprise. » 
……La grandeur de Fabius n'éclatait pas seulement dans sa vie publique, dans cette partie de son activité exposée au regard de ses concitoyens; sa supériorité n'était pas moins réelle chez lui, dans son privé. Quel causeur, quelle abondance de préceptes, quelle connaissance des temps anciens, quelle science du droit augural ! Il était aussi très lettré et sa mémoire conservait tout…. Je jouissais avidement de sa conversation, comme si j'avais pressenti que, lui mort, il n'y aurait plus personne de qui je pusse recevoir des enseignements.
 

(sommaire)

Résultats

  1. GAUFRÈS Clément, Collège Saint-Pierre à Jette
  2. SMOES Thomas, Collège Saint-Hubert à Watermael-Boitsfort
  2. WINAND Alexandre, Collège N.D.-de-la-Tombe à Kain
  4. FONTEYN Éléonore, Centre Scolaire Saint-Michel à Etterbeek
  5. MACAU Géraldine, Institut Saint-Albert à Jodoigne
  5. WEVERBERGH Julie, Centre Scolaire Saint-Michel à Etterbeek
  7. CORRIAT Lucie, Collège Notre-Dame de Bon Secours  à Binche
  8. CZERWICE Claire, Institut Saint-Louis à Namur
  9. DI FRANCESCO Elisa, Collège Saint-Michel à Gosselies
10. MUJYABWAMI Shema, Centre Scolaire Saint-Michel à Etterbeek
10. WOLTERS  Louisa, Pater-Damian-Sekundarschule à Eupen
11. DEMIERBE Victoria, Collège Notre-Dame de Bon Secours  à Binche
12. FORTZ Olivier, Institut Saint-Louis à Namur
13. POELAERT Alix, Institut Notre-Dame à Thuin
14. VANDERVELPEN Nathan, Collège Saint-Augustin à Enghien
15. CLAEREBOUT Louis, Collège N.D.-de-la-Tombe à Kain
15. WILLOCX Martin, Centre Scolaire Saint-Michel à Etterbeek
17. CHARMANT  Anaïs, Collège Notre-Dame de Tournai à Tournai
18. NICOLAS  Julie, Collège Saint-Augustin  à Gerpinnes 
19. MARINI Xavier, Collège Saint-Augustin à Enghien
20. ARCHELON Laura, Collège Notre-Dame de Tournai à Tournai

 Ont obtenu une mention :

BAUDHUIN Aurian

BAYART Sophie

BLANPAIN Laetitia

CARLIER Charlotte

CHAUFFOUREAUX Marie

COULON Charles

DELCROIX Clothilde

DE ROY Candice

DRION DU CHAPOIS Théo

DUQUET Elea

FIERENS Loïc

FONTAINE Alix

FUMIRE Sophie

GALLO Emma

GUYOT Chloé

HOUBEN Aline

HOUTART Estelle

HUBERT Marion

 

KATIKAKIS Félix

KOZYREFF Constantin

LECHIEN Zazie

MARICHAL Noa

MERCIER Antoine

MOENS Marie

PETIT François

PETIT Yoline

RENSONNET Charline

TANGETEN Alexis

TANGHE Eloïse

TASSIGNON Chlotilde

VAN BUYLAERE Coline

VANDER LINDEN Améline

VAN HEMELRIJCK Chloé

VANLAER Raphaël

VINOGRADOFF Amaury

WASTIAUX Sarah

 

 

(sommaire)

Organisateurs, comité scientifique, comité d'honneur

Président d’honneur
Yves TINEL (Fondateur des « Rencontres latines ») 

Président
Didier XHARDEZ (Professeur à l'Université Saint-Louis -Bruxelles et sous-directeur au Collège Saint-Michel-Bxl)

Comité scientifique :

Dominique LONGREE (Professeur à l'ULg  -  Professeur à l'USL)
Muriel LENOBLE (Docteur en Langues et Littératures classiques)
Paul PIETQUIN (Chargé de cours à l'ULg)
Didier XHARDEZ (Professeur à l'Université Saint-Louis -Bruxelles et sous-directeur au Collège Saint-Michel-Bxl)

+ Marius LAVENCY (Professeur émérite de l’UCL et à l' USL)
+ Etienne EVRARD (Professeur honoraire de l’ULg)
+ Gérard SCHOUPPE (ancien Conseiller pédagogique en Langues anciennes, professeur au Collège Saint-Michel)

Comité organisateur :

Christelle DECROËS
Jean-Claude DUPONT
Noëlle HANEGREEFS
Michel ROSSEEL
Eric SCARPA

(sommaire)

Comité d'honneur :

S.E. le Cardinal J. DE KESEL, Archevêque de Malines-Bruxelles
S.E. le Cardinal G. DANNEELS

Monsieur C. MICHEL, Premier Ministre

Monsieur D. REYNDERS, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères et européennes

Madame E. BASILE, Ambassadrice d'Italie

Monsieur R. DEMOTTE, Ministre-Président de la Fédération de Wallonie-Bruxelles

Monsieur W. BORSUS, Ministre-Président de la Wallonie

Madame A. GREOLI, Vice-Présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Ministre de la Culture et de l'Enfance

Madame M-M. SCHYNS, Ministre de l'Education

Monsieur H. MOLLERS, Ministre de l’Education et de la Recherche scientifique en Communauté germanophone

Madame J. de GROOTE, Présidente du Parlement francophone bruxellois

Monsieur G. MAHIEU, Gouverneur de la province du Luxembourg

Monsieur D. MATHEN, Gouverneur de la Province de Namur

Monsieur T. LECLERCQ, Gouverneur de la province de Hainaut

Monsieur V. BLONDEL, Recteur de l'Université catholique de Louvain

Monsieur P. JADOUL, Recteur de l'Université Saint-Louis

Monsieur A. CORHAY, Recteur de l'Université de Liège

Monsieur N. HABRA, Recteur de l'Université de Namur

Monsieur C. GAMBACURTA, Consul général d'Italie

Monsieur E. MICHEL, Directeur Général du SeGEC

Monsieur D. VRYDAGHS, Doyen de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Namur

Monsieur P. HILIGSMANN, Doyen de la Faculté de philosophie, arts et lettres de l'Université Catholique de Louvain

Madame I. OST, Doyenne de la Faculté de philosophie, lettres et sciences humaines à l'Université Saint-Louis

Monsieur C. DOYEN, Président de la Commission de Programmes "Langues et Lettres Anciennes"

Monsieur A. MEURANT, Président de la Commission de Programmes "Langues et Lettres Anciennes et modernes"

Madame A-M. DOYEN, Professeur à l'Université Catholique de Louvain et à l'Université de Namur

Monsieur P-A. DEPROOST, Professeur à la Faculté de philosophie, arts et lettres l'Université à Catholique de Louvain

Monsieur J. POUCET, Professeur Emérite à l'Université Catholique de Louvain et à l'Université Saint-Louis - Bruxelles

Monsieur P. ASSENMAKER, Chargé de cours en Faculté de Philosophie et Lettre à l'Université de Namur

Monsieur P. SCULIER, Bâtonnier du Barreau de Bruxelles

Monsieur M. DOOMS, Président de l'Ordre des Médecins - Brabant wallon

Monsieur C. GILLARD, Délégué épiscopal pour l'enseignement- Archidiocèse Malines-Bruxelles

Madame C. PONCHON, Inspectrice de langues anciennes

Monsieur J-P. MOGENET, Inspecteur de langues anciennes

Monsieur F. DEWEZ, Conseiller pédagogique en langues anciennes

Madame M. VAN OVERBEKE, Inspectrice de langues anciennes honoraire

Monsieur Y. BALZAT, Inspecteur de langues anciennes honoraire

Monsieur J-F. KAISIN, Directeur diocésain - Diocèse de Liège

Madame A. BARZIN, Echevine déléguée aux compétences mayorales et en charge de l'Etat-civil et de la Population, de l'Enseignement, des Fêtes et de la Petite Enfance à Namur

Madame F. LORIAUX, Présidente de l'Association Européenne Des Enseignants-Enseignement Libre (AEDE-EL)

Madame F. PATERNOTTE, Présidente de la Fédération Royale des Professeurs de Grec et de Latin

Madame M.-B. MARS, Vice-présidente de la FRPGL

Monsieur M. TULLIO, Presidente dell'Associazione dei Laziali nel mondo (Benelux)

(sommaire)

Allocution du Président des "Rencontres latines", Monsieur Didier XHARDEZ

 Voici la version quelque peu remaniée de l’allocution prononcée par D. Xhardez à l’occasion de la proclamation des résultats de la 3 3e édition des « Rencontres latines », le mercredi 28 février 2018, à l’Université Saint-Louis (Bruxelles).

 Au nom de l'équipe organisatrice de la 33ème édition des "Rencontres latines", je vous remercie de votre présence qui nous honore. Bien sûr, l'affluence n'est pas aussi impressionnante que celle de ce matin, sans doute à cause de l'heure tardive et des températures glaciales dues au vortex polaire (‘uortex, icis : tourbillon : le latin est partout  [1].
 
Mais clôturer cette journée dans la foulée directe du concours et des corrections, devant un public de choix, est pour nous la meilleure manière de couronner cette journée destinée à rassembler, autour du latin, élèves, professeurs et personnalités.

Ce sont donc plus de 500 rhétoriciens latinistes qui ont envahi les auditoires et qui, cette année encore, ont relevé le beau défi de la version latine.

Le texte soumis à la sagacité des élèves ce matin était tiré du « De senectute », un traité où Cicéron montre notamment que les « vieux » sont loin d’être inutiles dans la Cité, que leur sagesse et leur autorité peuvent toujours rendre de grands services.

Certains m’objecteront que ce thème présente peu d’intérêt pour des jeunes de 17 ou 18 ans. Mais, pour eux, à quel âge est-on un « vieux », un « has been », un « dépassé », un « relou » ? J’aime autant ne pas répondre à la question…

Quand on sait que l’un des grands défis sociaux du XXIe siècle est celui de l’allongement de l’espérance de vie et du vieillissement de la population, quand on réalise qu’en 2060, la Belgique comptera un senior pour deux personnes actives [2], alors, on se dit que tous les jeunes doivent êtres conscientisés à la nécessité de renforcer les liens entre les diverses générations. On se dit qu’il faut aller à l’encontre de l’individualisme à outrance, où il s’agit d’abord et surtout d’être soi, avant d’être avec les autres, où le repli sur la sphère privée entraîne le déclin des solidarités collectives et l’effritement du lien social. On se dit qu’il nous faut au contraire un nouveau « Pacte intergénérationnel », une sorte de « new deal  entre générations » [3], dont l’une des articulations consisterait à assurer une pleine participation des seniors à la vie collective, pour aider les nouveaux retraités à conserver une image positive d’eux-mêmes et de leur utilité sociale. Ce serait là un projet bien plus ambitieux et motivant que la solution simpliste et stigmatisante du recul de l’âge de la pension …

La conclusion de la version de ce matin, texte que nous avons intitulé « L’enthousiasme d’un jeune pour un aîné » met bien en évidence l’importance de nos admirables « vieux ». Caton y affirme en effet :

Cuius sermone ita cupide fruebar quasi diuinarem, illo exstincto, fore, unde discerem, neminem. (« Je jouissais avidement de sa conversation, comme si je prédisais déjà  que, après sa mort, je n’aurais plus de maître »).

Qui parmi nous n’a pas connu au moins un maître qui joue pour lui le rôle de modèle, de mentor, d’égérie, voire de pygmalion ?  (Autant de termes issus de la mythologie gréco-latine…) ?

Cette phrase magnifique me permet d’évoquer ici la mémoire de deux éminents professeurs de latin, étroitement liés à notre concours et fort complices de leur vivant.

Gérard Schouppe, disparu bien trop tôt, à qui notre Président d’honneur Yves Tinel a rendu un vibrant hommage l’an dernier à Namur.

Et puis le Professeur Marius Lavency , décédé il y a déjà 12 ans et dont notre concours a pris le nom. Il enseigna la linguistique latine ici-même à Saint-Louis ainsi qu’à l’UCL. Très attentif à l’évolution de l’enseignement (avec le passage du traditionnel au rénové notamment), il a imaginé une manière d’aborder l’étude du latin qui ne cesse de faire ses preuves aujourd’hui encore. Il soulignait  (je cite) : « que l’étude d’une langue est une activité sui generis, qui ne se confond pas avec l’étude de ce qu’il est convenu d’appeler « la grammaire ». L’apprentissage d’une langue met en jeu toutes les facultés humaines (pensons aux intelligences multiples de Gardner), y compris l’intuition, cette richesse humaine qui n’a pas toujours bonne presse chez les enseignants ». Esprit novateur donc qui affirmait encore : « l’étude de la langue latine s’inscrit dans un projet plus vaste selon lequel le professeur de latin aide à former l’esprit et le cœur de ses élèves en leur proposant un retour aux sources de notre humanisme occidental ». [4]Ces propos n’ont rien perdu de leur pertinence : ils datent pourtant de 1992.

En 2006, lors de la proclamation de notre concours en ces lieux-mêmes, je citais Gilbert Sinoué qui, dans son roman « L’enfant de Bruges, écrit : «Comment convaincre les esprits figés que toutes les sources du savoir viennent de Rome, de Grèce, qu'il n'y a rien de blasphématoire dans la volonté d'exhumer les sculptures profanes et de rétablir les écrits de Pline, Platon, Apulée, Sénèque ? ».

2006, c’était l’époque du Contrat stratégique de la Ministre Arena qui fit du latin une « activité complémentaire » au 1er degré, avec souvent une réduction d’heures et l’interdiction absolue d’y enseigner des prérequis, alors que ce Contrat stratégique affirmait pourtant la nécessité d'intensifier les activités de lecture et d'écriture en insistant "sur l'apprentissage de la compréhension et de la lecture inférentielle", auquel contribue particulièrement bien l'exercice de traduction à partir d'une langue ancienne, dès le premier degré du secondaire.  

En 2011, je citais le Docteur Christian de Duve, Prix Nobel de médecine, qui disait: « Nous sommes les seuls parmi tous les êtres vivants à posséder le pouvoir de sacrifier le présent pour un bien futur, de vaincre notre propre nature. Mais pour tirer parti de cette faculté, il faut l’éducation. Et pour éduquer, il faut des éducateurs. Et pour avoir des éducateurs, il faut des maîtres à penser, des guides, des sages . » [5]

Des sages, des maîtres à penser, voilà bien ce qu’offre aux professeurs de latin et de grec le patrimoine littéraire et artistique de l’Antiquité. Ils peuvent partager à leurs élèves des textes millénaires dont l’actualité donne à réfléchir. Jacqueline de Romilly, membre de l’Académie française, ne pensait pas autrement quand elle faisait le même pari de la liberté humaine, qui commence par celle de l’esprit : « Le meilleur moyen de réagir sainement dans la vie est de percevoir les idées avec une profondeur humaine qui leur donne leur vrai sens. La compréhension qui naît ainsi chez l’élève est la forme la plus haute de l’intelligence ». [6]

Intelligence, intelligere,  inter legere "lire entre les lignes" ou intus legere "lire à l'intérieur", c'est précisément le travail du traducteur. Un exercice difficile certes, mais complet, où sensibilité et rigueur scientifique doivent s'épauler tour à tour pour rendre la pensée d'autrui avec nuance et l'exprimer dans un français correct. Les qualités formatrices et thérapeutiques de la version latine sont indéniables, tant pour la rigueur du raisonnement que pour le maniement de la langue maternelle, ou encore l'esprit d'ouverture et de tolérance par rapport au message de l'autre. « Imaginer que le monde se dit en une seule langue : voilà la véritable barbarie » affirme François Ost, juriste et philosophe de cette Université, dans l’un de ses ouvrages où il prône justement les vertus du multilinguisme et de la traduction. [7]

Et en 2016, j’avais souligné qu’en Belgique, en Fédération Wallonie-Bruxelles comme en Flandre, n’avait pas encore été faite l’erreur irréversible dans laquelle se sont engagés par exemple les Français : celle de faire des langues anciennes des matières périphériques et devenues quasi moribondes. Et j’avais eu plaisir à citer la Ministre Milquet qui affirmait dans une réponse à une question parlementaire en Commission de l’éducation : « Je pense qu’il faut en premier lieu garder ces options. Il vaut mieux ne pas imiter les aventures françaises, même si j’apprécie beaucoup mon homologue » (allusion à Najat Valaud-Belkacem, ministre de François Hollande).

Comment comprendre alors que le « Pacte d’excellence » veuille imiter le Collège unique français remis en question par Jean-Michel Blanquer, l’actuel Ministre de l’éducation nationale 
[8] ? Le « Pacte d’excellence » veut allonger jusqu’à 15 ans un tronc commun dans lequel 4 misérables heures (au mieux) seraient accordées au latin en 2e et 3e années : « une peau de chagrin qui ne permettra plus qu’une approche superficielle d’une discipline jusqu’ici exigeante et formatrice », selon les propos de l’Inspecteur Mogenet.[9]

C’est ainsi que, depuis 1970 et l’instauration du rénové, les langues anciennes n’ont cessé de voir diminuer le volume-horaire dévolu à leur enseignement. Aucune discipline n’a jamais subi telle injustice !  [10]

Et pourtant :

« Le tronc commun n’est pas la solution », écrivait récemment l’ancien ministre Pierre Hazette, rappelant que cette idée du XXe siècle (!) est un échec et opposant aux propos péremptoires de Dominique Lafontaine (la « papesse » du tronc commun jusque 16 ans !) cette saillie d’Albert Einstein : « La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne ». [11]   Et Mme Lafontaine de brandir les études scientifiques se référant à la Pologne ou à la sacro-sainte Finlande dont les contextes linguistiques, culturels et sociologiques sont bien sûr identiques aux nôtres… Cherchez l’erreur !

« Je suis contre le tronc commun, c’est une erreur fondamentale», s’écriait en janvier Willy Borsus, le Ministre-Président de la Région wallonne, alter ego de Rudy Demotte en Fédération-Wallonie-Bruxelles (cherchez l’erreur !).  [12]

« Il ne suffit pas d’un tronc commun pour gommer les inégalités, pas plus que son absence n’est seule à les créer », écrivait récemment le philosophe de l’ULB V. de Coorebyter  [13]

Et pas plus tard que ce lundi, un agrégé de Philosophie et lettres affirmait dans un  article très bien charpenté : « ce (mal) foutu tronc commun, allongé ou pas, démotive les élèves ». [14]

Plutôt que de laisser tous les enfants de 12 ans l’opportunité d’accéder à l’étude du latin pour la poursuivre par après de manière sérieuse, le Pacte d’excellence réduit ainsi quasi à néant les efforts accomplis par plusieurs générations d’enseignants pour moderniser leurs pratiques au bénéfice du plus grand nombre. Cela en cédant à la « pédagogie du renoncement » [15] ou de la procrastination, qui consiste à éviter ou reporter les difficultés, avec des conséquences dramatiques dans l’enseignement supérieur, particulièrement pour les étudiants défavorisés. [16] 

A l’heure où Hubert Reeves prédit la 6e extinction de masse des espèces, est-ce faire preuve de pessimisme exagéré, est-ce jouer les Cassandre, que de craindre que les langues anciennes ne deviennent moribondes dans l’enseignement secondaire, tant la place qui leur est accordée se réduit (ne parlons pas du grec !!) et semble devenir, comme en France (sauf dans le privé !), une simple consolation offerte aux derniers irréductibles ? Le problème est que Cassandre avait toujours raison…

Mais trêve de réflexion, revenons à des choses plus réjouissantes !


Gratia mater uirtutum, « 
la gratitude est la mère des vertus ». Mon devoir et mon plaisir sont maintenant de remercier tous ceux sans lesquels cette journée n'aurait pu se dérouler dans les meilleures conditions. 

Permettez-moi de saluer tout particulièrement

-   Yves Tinel, le Président-fondateur des "Rencontres latines, qui les a portées sur les fonts baptismaux en 1985.
-  
le Recteur de l’Université Saint-Louis, cette belle institution que je remercie vivement de nous avoir à nouveau accueillis : ouvrir ses murs à plusieurs centaines d'élèves est un réel défi qui a pu être relevé d’abord grâce au soutien des autorités universitaires, mais aussi grâce au travail de diverses personnes qui ont assumé de nombreuses tâches, parfois assez ingrates. Je remercie ainsi tout particulièrement le service des communications en la personne de Véronique Eloy et les services logistiques en la personne de Michel Gotti.

Merci aussi

- au Professeur Dominique Longrée qui a assuré la lecture de la version et à Madame Muriel Lenoble qui en a assuré la correction collective.
-
aux membres du Comité organisateur. Je tiens ici à témoigner une immense gratitude à Christelle Decroës, qui, depuis 5 ans qu’elle a repris le flambeau , ou devrais-je dire le fardeau du secrétariat et de la trésorerie, ne ménage ni son temps ni son énergie pour assurer les multiples tâches inhérentes à l’organisation du concours. Vous n’imaginez pas les heures de travail nécessaires à l’équipe organisatrice pour rendre tout ceci possible. Merci donc aussi à Eric, Jean-Claude, Paul, Michel,...

Je remercie également tous les professeurs venus aujourd'hui à Bruxelles tant pour encadrer les élèves et les soutenir moralement dans leur travail, que pour corriger les copies. Un travail de correction ô combien ardu rendu possible par la compétence et l'entraide de toute une équipe.

Et enfin merci aux    522   élèves qui ont envahi les auditoires ce matin.

Ils apportent une réponse cinglante à ceux qui les imaginent tous issus de milieux favorisés, tous destinés à devenir juristes, médecins ou ingénieurs… Bon nombre de ces élèves, dont le milieu familial ou les intérêts immédiats ne les disposaient pas a priori à étudier le latin, ont aujourd’hui la chance de connaître les richesses de cette formation, parce qu’ils ont eu la possibilité de s’y initier sérieusement dès 12 ans.

L’objectif de nos « rencontres latines » est, avant toute autre préoccupation, de réunir des jeunes de tous horizons, quel que soit leur niveau, pour leur faire vivre que l'étude du latin ne se résume pas à leur classe dans leur école, mais peut rassembler les foules.

Cela dit, les « Rencontres latines » sont aussi un concours de version. Et tout concours doit avoir ses lauréats, qu'il a bien fallu sélectionner.  C'est là aussi une école de vie, car il serait hypocrite, irresponsable, criminel, de laisser croire aux jeunes que tout pourrait se gagner sans effort, sans qu’ils soient les principaux acteurs de leur propre avenir... Tout comme sont sélectionnés les jeunes artisans qui participent aux WorldSkills, le mondial des métiers, où est envoyée l’élite de l’enseignement qualifiant. Juste une question : pourquoi le soupçon ou le discrédit sont-ils si souvent de mise quand on parle d’élite intellectuelle [17] ?

Les 6 premiers lauréats d’aujourd’hui auront la chance de se rendre à Arpino, en compagnie de 12 condisciples francophones et néerlandophones pour représenter la Belgique à la 38ème édition du Certamen Ciceronianum Arpinas, le concours de version latine européen d’Arpino.
Voir ainsi le village natal de Cicéron accueillir plusieurs centaines de jeunes issus des quatre coins de l'Europe est une preuve supplémentaire de l'intérêt et de l'actualité de l'étude des textes anciens dans notre Europe en permanente évolution.

 

 

Permettez-moi de lancer une dernière salve de remerciements à toutes les personnalités et organisations qui nous ont fait part de leur sympathie et de leur soutien et qui, dans un contexte économique difficile, nous permettent d'offrir ce soir de nombreux prix. Je vous épargnerai ici une énumération fastidieuse, en vous renvoyant au palmarès qui contiendra la liste de notre comité d’honneur et de nos « mécènes » ou « sponsores ». On y trouve de nombreuses personnalités des mondes politique, diplomatique, académique, juridique, ecclésiastique, et bien sûr, pédagogique,

 

 



([1])   J. Gaillard, Vrbi et orbi. Le latin est partout, Plon, 2000.

([2])   Contre un pour quatre aujourd’hui . Cf. Rapport 2008 sur la démographie de la Commission européenne (cf. La Libre, 22/11/08).

([3])    Pour reprendre le titre d’un article de X. Gaullier : « Pour un new deal entre générations. Travail, formation, retraite : mutation des âges et recherche de solidarités », dans Esprit, octobre 1998.

([4])    M. Lavency, Linguistique latine et syntaxe du latin, in Euphrosyne, Revista di filologia Classica, N.S. XX, 1992.

([5])    « Sommes-nous condamnées par nos gènes ? »  in La Libre, 19 février 2011.

([6])    Citée par Xavier Zeegers, « Jacqueline de Romilly est partie, le monde s’est appauvri. »  in La Libre, 02 février 2011.

([7])    F. Ost, « Traduire. Défense et illustration du multilinguisme », Fayard, 2009.

([8])    Voir, p. ex., à ce propos l’opinion d’Arthur Bodson publiée sur La Libre.be ce mercredi 28 février : « Le cours de latin est en danger. Suivons l’exemple français ! » : http://www.lalibre.be/debats/opinions/le-cours-de-latin-est-en-danger-suivons-l-exemple-francais-opinion-5a967f7acd70b558ed7ff1c2#.WpcrEbVhz04.email

([9])    J. Ph. Mogenet : http://www.levif.be/actualite/belgique/20-janvier-une-date-cruciale-pour-l-avenir-de-l-enseignement-du-latin/article-opinion-782687.html.

                A rapprocher de l’opinion de Julien Claeys Bouuaert (La Libre, 17/01/18) : « Pendant qu’eux (les Chinois) les apprennent, nous abandonnons ces langues et semblons avoir honte du message qu’elles portent. Demandons-nous alors non seulement s’il faut conserver le latin et le grec, mais aussi comment et pourquoi les enseigner : car si nos élèves, après de longues années d’étude, ne peuvent que difficilement déchiffrer quelques textes comme s’il s’agissait de casse-tête, le jeu n’en vaut peut-être pas la chandelle. L’expérience ici reportée montre en revanche que ces langues, approchées de manière différente, peuvent rester une source indispensable pour former nos jeunes et faire vivre notre société. » (http://www.lalibre.be/debats/opinions/quand-les-chinois-craquent-pour-le-latin-opinion-5a5e25bbcd70b09cefaef0ca)

([10])   En bref, pour ne parler que du latin, un élève sortait des Humanités traditionnelles en comptabilisant, sur les six années, 38h/semaine de latin ; en 2006, ce total sur six ans était généralement ramené à 22h, voire moins. Avec le tronc commun allongé, on en arrive à maximum 16h…

([11])   Carte blanche dans « Le Soir plus » (17/01/2018) : http://plus.lesoir.be/134527/article/2018-01-17/le-tronc-commun-nest-pas-la-solution

([12])   http://www.lesoir.be/134014/article/2018-01-15/willy-borsus-lallongement-du-tronc-commun-est-une-erreur-fondamentale

([13])   http://plus.lesoir.be/134377/article/2018-01-16/pacte-dexcellence-les-resistances-au-tronc-commun

([14])   V. de Coorebyter, La pédagogie du renoncement, in Le Soir, 24 février 2016.

([16])   Carole Barjon, journaliste française et parent d'élèves, a mené une enquête approfondie : "Mais qui sont les assassins de l'école?" (Robert Laffont, 2016). Cette femme révoltée conclut : ceux qui voulaient rendre l'école moins inégalitaire en sont arrivés à la rendre injuste.

 

([17])   Tout récemment (Le Vif.be 26/02/18), J.M. Pironet parle d’ « élitarisme » : http://www.levif.be/actualite/belgique/pacte-d-excellence-pourquoi-pas-elitaires/article-opinion-804979.html, citant Claude Javeau : « Quand tout se vaut, rien ne vaut ».
En 2008 à Namur, j’avais cité les propos de Philippe Dembour, un père de famille, responsable en outre d’une école de devoirs et donc en contact direct avec des jeunes en difficulté scolaire. Cela ne l’empêche pas d’affirmer : « Nous croyons qu’un pays a besoin d’une élite, pas d’une élite suffisante et arrogante, mais d’une élite d’humilité et de conviction, pas d’une élite qui vise à préserver ses privilèges, mais d’une élite qui se soucie de servir le bien commun, pas d’une élite fermée fondée sur une situation figée et des droits acquis, mais d’une élite mouvante combinant les trois valeurs du cœur, de l’intelligence et du sens de l’effort » (A chaque enfant, son école, dans La Libre Belgique, 12 décembre 2007). Le sociologue Claude Javeau ne pense pas différemment quand il définit l’élite comme « l’ensemble des personnes, de toutes conditions, sexes ou âges qui cherchent à mettre au maximum leur intelligence au service de l’émancipation », laquelle se définit comme « le phénomène à visée collective qui consiste à fournir au plus grand nombre les outils qui devraient leur permettre de jouir le plus librement
possible de leur passage sur terre «  (Eloge de l’élitisme, Le grand miroir, 2002, p. 11-13).

 

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Donateurs

Pour l’attribution des prix 

la Fédération des Professeurs de Grec et de Latin (prix de ??? euros attribué au premier lauréat)(http://fpgl.be)
l'Association Européenne Des Enseignants (prix de l'A.E.D.E. - E.L. : 400 €) (http://www.aede-el.be)
les établissements scolaires du Diocèse de Liège
les établissements scolaires du Diocèse de Malines-Bruxelles
les établissements scolaires du Diocèse de Namur-Luxembourg
les établissements scolaires du Diocèse de Tournai

Les dons en espèces contribueront à financer le voyage à Arpino des lauréats sélectionnés pour le "Certamen Ciceronianum".

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