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Rencontres Latines - 2026

Avec le soutien de :
                                    

La 40e édition des "Rencontres latines – Concours de version latine "Marius Lavency"- s'est déroulé le mercredi 11 mars 2026 de 09h00 à 13h00 à l'Université Catholique de Louvain à Louvain-la-Neuve. Ce concours est destiné aux élèves de 6ème option latin. Malgré la grève des chemins de fer belges , près de 250 élèves  de 6e de l'enseignement libre francophone et germanophone ont répondu à l'appel.
Bravo à tous les participants !

(Pour s'y rendre : https://www.uclouvain.be/fr/sites/louvain-la-neuve/acces-et-mobilite)

 Documents à télécharger en version imprimable :

1er envoi (cliquez ici pour 1 & 2 / cliquez ici pour 3 / cliquez ici pour 4)
  1. l'invitation adressée aux directions des établissements d'enseignement secondaire de l'enseignement libre francophone et germanophone
  2. l'invitation aux professeurs de langues anciennes
  3. un bulletin d'inscription des élèves
  4. un bulletin d'inscription comme surveillant (le matin), correcteur (l'après-midi)
2ème envoi

Présentation du concours et Programme de la journée

L'objectif principal du concours, destiné aux élèves de 6ème option latin, est de permettre à de jeunes latinistes de tous horizons de se rencontrer autour d'un texte de Cicéron et de se mesurer avec lui. Dans cette optique, tout élève est le bienvenu. Il s'agira aussi de sélectionner les participants au concours international de version latine à Arpino (Italie).

dès 9h : accueil des participants
10h : début de la version (extrait d'une œuvre de Cicéron ; grammaire, dictionnaire ou lexique autorisés; pas de
                                                  notes de cours
)
13h : fin du concours - début des corrections
14h00 : activités de l'après-midi pour les élèves
16h30 : correction collective pour les élèves
17h30: proclamation des résultats

(sommaire)

Texte de la version

Politiciens sans rigueur ou manipulateurs, circulez !

Dans un développement sur son idéal politique, Cicéron expose ses vues sur les qualités que devraient posséder les bons dirigeants. L’engagement politique sérieux exige le sens des responsabilités et du bien commun, avec honnêteté et intégrité.

     Si qui uoluptatibus ducuntur et se uitiorum inlecebris et cupiditatum lenociniis dediderunt, missos faciant honores, ne attingant rem publicam, patiantur uirorum fortium labore se otio suo perfrui. Qui autem bonam famam bonorum,quae sola uere gloria nominari potest, expetunt, aliis otium quaerere debent et uoluptates, non sibi. Sudandum est eis pro communibus commodis, subeundae [sunt] saepe pro re publicā tempestates. (…)

      Neque eos in laude positos [esse] uidemus qui incitauerunt aliquando populi animos ad seditionem, aut qui largitione caecauerunt mentes imperitorum, aut qui fortes et claros uiros (…) in inuidiam aliquam uocauerunt. Leues hos semper nostri homines et audaces et malos et perniciosos ciues putauerunt.

 

 

 

ligne 1 :  si qui = si aliqui  ;  inlecebra, ae, f. : l’attrait, la séduction ;  lenocinium, i, nt. : le charme, la parure

l. 2 :  se dedere, dedo, dedidi, deditum + datif :  se consacrer à, se dévouer à, s’adonner à 

         missos facere honores :  donner congé aux magistratures, renoncer aux honneurs

         attingere, o, attigi, attactum :  toucher à, aborder, s’occuper de

l. 3 :  perfrui, or, fructus sum + abl. :  jouir (sans interruption) de  ;   boni, orum, m. pl. : les gens de bien,
                                                                                                                                               les bons citoyens

l. 5 :  sudare, o, aui, atum : transpirer, suer, se donner de la peine

l. 6 :  tempestates subire, eo, ii, itum : affronter des tempêtes, subir des orages 

l. 7 :  aliquando, adv. :  un jour, une fois

l. 8 :  largitio, onis, f. :  la distribution généreuse, la largesse, la corruption  ;   caecare, o, aui, atum :  aveugler

         imperitus, a, um : ignorant, inexpérimenté, mal informé

l. 9 :  uocare in + acc. :  appeler, amener, exposer à
         nostri
:  les nôtres, nos concitoyens  (nostri est le seul sujet de putauerunt)

 

 

 

Cicéron, Pro Sestio, 138-139 (LXVI

 

 

 

(sommaire)

Traduction de la version

Traduction du Lauréat Sylvain PIRSON du Collège Saint-Roch à Ferrières.

       Si certains ont été séduits par les plaisirs et se sont adonnés aux attraits des vices et aux charmes des désirs, qu’ils renoncent aux honneurs, qu’ils ne s’occupent pas des affaires de l’Etat, qu’ils acceptent de jouir en leur temps libre du travail des hommes courageux.
En revanche, ceux qui, parmi les bons citoyens, aspirent à une digne réputation, qui elle seule peut réellement être appelée gloire, doivent chercher le temps libre et les plaisirs pour les autres, non pour soi. Il leur faut transpirer pour les intérêts communs, ils ont souvent affronté des tempêtes pour la République. (…)

       Et nous ne concevons pas que soient mis dans la gloire ceux qui ont un jour incité les âmes du peuple à la révolte, ou ceux qui ont aveuglé par la corruption les esprits des ignorants, ou bien qui ont appelé les hommes courageux et illustres dans quelque jalousie. Nos citoyens ont toujours pensé que ceux-ci sont des hommes irresponsables, et effrontés, et mauvais, et pernicieux.

 

Traduction  "Les Belles Lettres" (Jean Cousin, 1965)
Ceux qui se laissent guider par la dissipation, et s’abandonnent aux séductions du vice et aux invites des passions, doivent renoncer aux honneurs, ne pas tâter des affaires publiques, se contenter de jouir, grâce au labeur des citoyens énergiques, de leur chère tranquillité. Si l’on aspire à l’honorable estime des bons citoyens – là seulement est la vraie gloire –, c’est pour les autres, non pour soi-même qu’il faut chercher le calme et le plaisir. Il faut suer sang et eau pour le bien commun, (braver des inimitiés), affronter souvent, pour la chose publique, des orages. (…) Nous ne voyons pas que la considération ait jamais entouré ceux qui ont incité les peuples à la sédition, ou qui, par leurs largesses, ont aveuglé l’esprit des gens sans expérience, ou qui, enfin, ont appelé la défaveur sur les hommes énergiques, brillants (et dévoués de la République). Nos compatriotes ont toujours considéré ces hommes comme des citoyens légers, aventureux, mauvais et pernicieux.

Traduction, "Itinera Electronica" « Nisard » (1840)
  S'il en est qui se livrent aux voluptés, qui se laissent séduire par les attraits du vice et le charme des passions, qu'ils renoncent aux honneurs, qu'ils s'abstiennent des charges, qu'ils laissent aux âmes fortes les fatigues du gouvernement, et s'abandonnent aux douceurs de l'oisiveté. Que ceux qui aspirent à l'estime des gens de bien, seul garant de la véritable gloire, cherchent le repos et les plaisirs pour autrui, et non pour eux-mêmes. Qu'ils consacrent leurs travaux au bien public ; (qu'ils bravent les haines ;) qu'ils affrontent les tempêtes ; (qu'ils luttent contre l'audace et la méchanceté, quelquefois même contre la puissance. Tels furent toujours les principes et la conduite des grands hommes : l'expérience des siècles nous l'atteste.) Nous ne voyons pas que la gloire ait jamais été le partage des factieux qui ont soulevé le peuple, séduit la multitude par des largesses, excité la haine contre les citoyens vertueux, illustres (utiles à la patrie). Chez nous, on les nomme toujours des hommes sans principes, audacieux, pervers, funestes.

 (https://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/cicero_pro_sextio/lecture/7.htm)


 

(sommaire)

Résultats :

1. PIRSON Sylvain, Collège Saint-Roch à Ferrières.
2. PRIGENT Amaury, Institut Saint-Boniface-Parnasse à Ixelles.
3. GUIDET Marie, Collège Notre-Dame de Tournai à Tournai.
4. FILIPOVICS Carolina, Institut des Sours de Notre-Dame à Anderlecht.
5. BOCQUET Élise, Institut Saint-Boniface-Parnasse à Ixelles.
6. PEREAU Éline, Établissement des Sours de Notre-Dame à Namur.
7. GUÉVART Eliott, Notre-Dame de la Tombe à Kain.
8. LAROCHE Ariane , Collège Saint-Pierre à Uccle.
9. MAUCLET Lewis, Collège Saint-Benoit de Maredsous à Denée.
10. ROUSSEL Hortense, Collège Saint-Stanislas à Mons.
11. DE CALLATAY Matthieu, Centre scolaire Saint-Michel à Etterbeek.
12. STRUELENS Xavier, Collège Saint-Pierre Uccle à Uccle.
13. BOGÉ Émile, Collège Notre-Dame de Tournai à Tournai.
13. SAPERE Enzo, Collège Saint-Pierre à Uccle.
15. LIBAN Lucie, Collège Saint-Augustin à Enghien.
16. LELEUX Noémie, Collège Notre-Dame de Tournai à Tournai.
17. RUYLOFT Cyril, Institut Saint-Boniface-Parnasse à Ixelles.
18. CHARLIER Neylan, Institut Saint-André de Ramegnies-Chin à Tournai.
19. VAN RUYMBEKE Marie, Collège Notre-Dame de la Paix à Erpent.
19. LECLERCQ Élise, Collège Sainte-Croix et Notre-Dame d'Hannut.



Ont obtenu une mention : 

BETTE Charlyne
CRETE Émilie
KERVYN DE MEERENDRÉ Tanguy
PATRIS Eliott
RAHIR Eline
ZITOUNI Yasmine

 

 

 

 

Organisateurs, comité scientifique, comité d'honneur

Président d’honneur
Yves TINEL (Fondateur des « Rencontres latines ») 

Président
Didier XHARDEZ (Professeur à l'Université Saint-Louis -Bruxelles)

Comité scientifique :

Dominique LONGREE (Professeur à l'ULg  -  Professeur à l'USL)
Muriel LENOBLE (Docteur en Langues et Littératures classiques)
Paul PIETQUIN (Chargé de cours à l'ULg)
Didier XHARDEZ (Professeur à l'Université Saint-Louis -Bruxelles et sous-directeur au Collège Saint-Michel-Bxl)

Comité organisateur :

Christelle DECROËS
Noëlle HANEGREEFS (honoraire)
Michel ROSSEEL
Eric SCARPA
Marie-Luce VERHASSELT

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Comité d'honneur :

M


(sommaire)

Allocution du Président des "Rencontres latines", Monsieur Didier XHARDEZ

 

Voici la version quelque peu remaniée de l’allocution prononcée par D. Xhardez à l’occasion de la proclamation des résultats de la 40e édition des « Rencontres latines », le mercredi 11 mars 2026, à l’Université Catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve).

 

Au nom de l'équipe organisatrice de la 40ème édition des "Rencontres latines", je vous remercie de votre présence à cette proclamation.

Cette édition anniversaire n’a pas été épargnée par les contretemps : diminution malheureusement constante du nombre d’inscrits, grève de la SNCB, météo pluvieuse, gorge enrouée de votre serviteur,… Faut-il y voir un présage divin ?

Pourtant, à chaque fois, la présence d’un public de qualité à cette proclamation est une marque de soutien dont nous vous remercions de tout cœur.

En ce quarantième anniversaire de notre concours, vous me pardonnerez d’évoquer rapidement le passé avant de me tourner vers le futur.

Les "Rencontres latines", c’est une longue histoire ponctuée de personnalités qui se sont dévouées sans compter.

A commencer par notre Président-fondateur, Monsieur Yves Tinel, qui les a portées sur les fonts baptismaux en 1985, en lien avec le Certamen Ciceronianum d’Arpino, né 5 ans plus tôt.

En 1997, il décida de me faire l’honneur de prendre les rênes de son "bébé", m’offrant ainsi

quelque 30 années de « présidence » : quel cadeau !

Lui et moi avons été bien sûr aidés par une équipe talentueuse, dont je ne citerai ici que quelques noms avec une immense gratitude.

- Nos secrétaires-trésorières jouent un rôle majeur : Noëlle Hanegreefs d’abord et Christelle Decroës ensuite, n’ont ménagé ni leur temps ni leur énergie pour assurer les multiples tâches inhérentes à l’organisation du concours.

- L’équipe organisatrice a été animée dès le début par Éric Scarpa, toujours présent parmi nous.

Merci aussi à Marie-Luce Verhasselt et à Michel Rosseel.

- Hommage aussi au regretté professeur Marius Lavency qui fut membre du Comité scientifique, lequel compte aujourd’hui d’autres professeurs compétents, parmi lesquels Muriel Lenoble (qui a assuré la correction collective), Dominique Longrée (qui a lu le texte) et Paul Pietquin (dont les remarques sont toujours très utiles).

- Je dois aussi remercier les Recteurs et Rectrices des trois sites qui nous ont accueillis pendant toutes ces années (Louvain-la-Neuve ; Saint-Louis-Bruxelles ; Namur) : ouvrir ses murs à plusieurs centaines d'élèves est un réel défi qui a chaque fois pu être relevé d’abord grâce au soutien des autorités universitaires, mais aussi grâce au travail de diverses personnes qui ont assumé de nombreuses tâches, parfois assez ingrates. Je remercie ainsi tout particulièrement cette année la Rectrice Françoise Smets, le Vice-Doyen Nicolas Meunier, le Professeur Grégory Clesse et Madame Nathalie Coisman du service Communications FIAL.

Je remercie également les centaines de professeurs surveillants et correcteurs, certains nous étant restés fidèles durant de très nombreuses années.

Et enfin merci aux quarante générations d’élèves participants et particulièrement aux 236 qui ont envahi les auditoires ce matin.

 

Le texte qui leur a été proposé cette année était intitulé « Politiciens sans rigueur ou manipulateurs, Circulez ! ». Cicéron y expose ses vues sur les qualités que devraient posséder les bons dirigeants.

Permettez-moi d’en citer deux extraits :

"Ceux qui s’abandonnent aux séductions du vice et aux invites des passions doivent renoncer aux honneurs et ne pas tâter des affaires publiques"
"Nous ne voyons pas que la considération ait jamais entouré ceux qui ont incité les peuples à la sédition, ou qui, par leurs largesses, ont aveuglé l’esprit des gens sans expérience, ou qui, enfin, ont appelé la défaveur sur les hommes énergiques, brillants."

Au regard de notre monde contemporain, qui pourrait contester l’effrayante actualité de ces propos ? Certainement pas notre Premier Ministre qui citait encore récemment la dernière phrase du texte de notre concours de l’an dernier : Historia uero testis temporum, lux ueritatis, magistra uitae, nuntia uetustatis (l'histoire enfin, témoin des siècles, flambeau de la vérité, école de la vie, interprète du passé).

Et en 2024, en lien avec l’extrait du De Officiis de Cicéron, j’avais cité Peter Magyar, haut fonctionnaire hongrois alors en disgrâce, devenu aujourd’hui député européen et principal rival de Viktor Orban  : "Longtemps j’ai cru en un idéal d’une Hongrie nationale, souveraine et civique (…) mais j’ai fini par comprendre que tout cela n’était qu’un enrobage politique qui ne vise qu’à accaparer des richesses inouïes." ([1])

Nullement passéiste, la lecture des auteurs latins et grecs offre aux générations futures des références solides, des valeurs humaines, une vision critique du monde. Les textes anciens constituent pour eux ce tiers-objet qui les aide à prendre du recul par rapport à l'immédiateté de l'actualité et à se forger un jugement enrichi de la perspective historique qui sert tantôt de modèle, tantôt de repoussoir (car le monde gréco-romain était bien sûr loin d’être idéal !).
C’est ce qu’avait rappelé il y a trois ans ici même à Louvain-la-Neuve, l’alors Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jéholet, qui nous avait fait l’honneur de sa présence : "Étudier le latin, c’est découvrir à travers les textes un autre système de pensée, approcher la philosophie, insuffler un raisonnement logique ou encore mieux appréhender notre Histoire avec un grand H. Quelle richesse à travers un seul cours !" (
[2])

La Ministre Glatigny, du même parti, n’hésite pas à affirmer que le tronc commun va renforcer l’étude du latin : un renforcement quantitatif peut-être en nombre d’élèves, mais assurément pas qualitatif, puisque le volume horaire diminue encore drastiquement et que l’option risque fortement d’être désertée dans l’après-tronc commun ([3]). Sans parler de la suppression de la combinaison "latin-grec ", qu’il ne sera paradoxalement possible de suivre que dans l’enseignement… flamand ! Quelle indignité !

Erasme, le Prince des humanistes, qui a donné son nom à la Faculté de Philosophie et Lettres de cette Université (de même que la Faculté de droit tire son nom de son grand ami Thomas More), Erasme donc doit se retourner dans sa tombe, lui qui s’est acharné à maîtriser le grec, parce que le grec est la langue par excellence, la langue de la science, de la philosophie et de la poésie (
[4]), la "langue géniale" pour reprendre le titre de notre contemporaine Andrea Marcolongo ([5]).
Celle-ci a d’ailleurs rappelé dans un récent essai tout l’intérêt du grec et de latin.
Rejoignant l’humanisme d’Érasme, un professeur de religion rappelait récemment (je cite) : "Enseigner aujourd'hui ne saurait se réduire à la transmission technique de compétences. L'enjeu est anthropologique. Il s'agit, dans une société fragmentée, de faire advenir l'humanité. D'aider l'humain à naître en l'autre. C'est une tâche immense, presque spirituelle, que de vouloir tisser du lien là où tout incite à la rupture."(
[6])
Tisser du lien : texere, texo, texui, textum. C’est précisément ce qu’apporte la lecture des textes grecs et latins aux élèves qui les lisent et les traduisent avec intelligence.
Intelligence, intelligere, inter legere "lire entre les lignes" ou intus legere "lire à l'intérieur", c'est le travail du traducteur. Un exercice difficile certes, mais complet, où sensibilité et rigueur scientifique doivent s'épauler tour à tour pour rendre la pensée d'autrui avec nuance et l'exprimer dans un français correct. Un français enrichi des mots justes et précis, car, comme le rappelait ce week-end la philosophe Pascale Seys en se référant à Socrate "prendre soin du monde commence par prendre soin des mots, (…), qui sont au cœur et au principe de la vitalité démocratique." (
[7])

Mais trêve de réflexions, revenons à notre concours !

L’objectif de nos « Rencontres latines » est, avant toute autre préoccupation, de réunir des jeunes de tous horizons, quel que soit leur niveau, pour leur faire vivre que l'étude du latin ne se résume pas à leur classe dans leur école, mais peut rassembler les foules.

Cela dit, les « Rencontres latines » sont aussi un concours de version. Et tout concours doit avoir ses lauréats, qu'il a bien fallu sélectionner. C'est là aussi une école de vie, car il serait hypocrite, irresponsable, criminel, de laisser croire aux jeunes que tout pourrait se gagner sans effort, sans qu’ils soient les principaux acteurs de leur propre avenir...

Au travail !

Les 6 premiers lauréats d’aujourd’hui auront la chance de se rendre à Arpino, en compagnie de 12 condisciples francophones et néerlandophones pour représenter la Belgique à la 45ème édition du Certamen Ciceronianum Arpinas, le concours de version latine européen d’Arpino.
Voir ainsi le village natal de Cicéron accueillir plusieurs centaines de jeunes issus des quatre coins de l'Europe est une preuve supplémentaire de l'intérêt et de l'actualité de l'étude des textes anciens dans notre Europe en permanente évolution.

En conclusion, permettez-moi de lancer une dernière salve de remerciements à toutes les personnalités et organisations qui nous ont fait part de leur sympathie et de leur soutien et qui nous permettent d'offrir ce soir de nombreux prix.

Rappelons que la F.R.P.G.L. offre au premier lauréat un prix de 300 Euros.
Nous bénéficions aussi notamment de l’aide substantielle de la Fondation Roi Baudouin.




[1] Dans La Libre Belgique, 15 février 2024, p. 16.
[2] https://www.rencontreslatines.be/Doc/2023-Discours%20rencontres%20latines-2023-PY-JEHOLET.pdf
[3] Depuis de nombreuses années, j’ai dénoncé à cette tribune les attaques successives contre la qualité des cours de langues anciennes. Je vous renvoie à mes allocutions précédentes disponibles sur le site des Rencontres latines. Par exemple, mon allocution de 2018 où je dénonçais déjà les risques du tronc commun.
[4] A. Marcolongo, La langue géniale. 9 bonnes raisons d’aimer le grec, Le livre de poche, 2019.
[5] A. Marcolongo, Pourquoi étudier le grec et le latin (n’) est (pas) inutile ?, Le livre de poche, 2025.
[6] L. Jonkers, Malgré lui, l'enseignant est le réceptacle des tensions qui secouent la société, in La Libre, 13/02/26 : https://www.lalibre.be/debats/opinions/2026/02/13/malgre-lui-lenseignant-est-le-receptacle-des-tensions-qui-secouent-la-societe-AC7YQ6XOCNFIDKAM7GP4TOA6WI/
[7] P. Seys, "Carpe, je te baptise lapin" : Socrate à l’assaut de la novlangue, in La Libre, 7/03/26 : https://www.lalibre.be/debats/opinions/2026/03/07/carpe-je-te-baptise-lapin-socrate-a-lassaut-de-la-novlangue-357S3XW57NHNBFKQCICO6F7KUI/


 

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Donateurs

Pour l’attribution des prix 


Les dons en espèces contribueront à financer le voyage à Arpino des lauréats sélectionnés pour le "Certamen Ciceronianum".

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